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Cinq nouvelle expositions 2017-2018 à Dijon - Cote-dor / Foxoo
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Publié le 01/12/17 | Vues : 33


Cinq nouvelle expositions 2017-2018 à Dijon / Cote-dor

Du 7 octobre 2017 au 7 janvier 2018 à Dijon.

WANG DU
Wang Du est un artiste internationalement reconnu dont le travail, composé de sculptures et d’installations monumentales et ludiques, offre un regard critique sur le système médiatique et la société de consommation. Son oeuvre a bénéficié de nombreuses expositions dans le monde entier, que cela soit en France, son pays d’accueil (Le Rectangle à Lyon, le Palais de Tokyo à Paris), mais aussi à New York, Rome, Hanovre ou Pékin.
Après avoir reçu une formation académique aux Beaux-Arts de Canton, Wang Du devient professeur d’architecture dans les années 1980 et décide de s’engager dans un travail mêlant performances, happenings et conférences. Considéré comme un artiste rebelle par le pouvoir chinois, il écope de neuf mois de prison pour sa participation aux événements de la place Tian’anmen à Pékin. A sa sortie, en 1990, l’artiste décide de s’installer à Paris et découvre alors un environnement nouveau exerçant une influence manifeste sur sa pratique artistique. Frappé par l’omniprésence des images dans la ville, celles-ci deviennent alors la « matière de son oeuvre.
Wang Du traite du flux incessant d’informations dont les médias nous submergent quotidiennement comme d’une « post-réalité , car s’y confondent selon lui monde réel et monde créé par les médias. Ainsi, Réalité Jetable (2000), ensemble de sculptures monumentales suspendues au plafond et réalisées à la faveur d’un séjour de deux mois au Consortium à Dijon, consiste en une traduction en trois dimensions d’images prélevées dans la presse. Les déformations qu’occasionne ce passage de la bidimensionnalité au volume donnent à ces figures polychromes – parmi elles : le président Chirac en compagnie du président chinois, une moto, une boxeuse amputée d’un sein par exemple – l’aspect d’icônes contemporaines un peu monstrueuses. Ce recyclage des images de mass media se retrouve aussi dans son Tunnel d’espace temps réalisé pour le Palais de Tokyo en 2004, où le spectateur s’engouffrait dans un tube sinueux diffusant un chaos d’images télévisées du monde entier. Contraint de consommer du média à outrance, le visiteur se voyait littéralement « recraché à la fin de son parcours par un toboggan. International Kebab (2008), une installation en forme de tour de papier, participe de cette même volonté de saturation et d’écrasement ; elle évoque, comme son nom l’indique, un gigantesque kebab. A la place de la viande, Wang Du a empilé des milliers d’images quotidiennes de la Chine, captées lors d’un voyage. C’est alors au spectateur de découper des morceaux d’images avec les couteaux mis à disposition et tâcher de saisir une vision, forcément parcellaire, des mutations de la Chine contemporaine.

PETER SCHUYFF
"Has Been" regroupe une sélection d’oeuvres réalisées entre 1981 et 1991 par le peintre hollandais Peter Schuyff, né en 1958 à Baarn, Pays-Bas.
L’exposition personnelle, que Fri Art, Kunsthalle organise conjointement avec Le Consortium, Dijon, présente le travail du peintre réalisé à New York dans les années 1980 et constitue la toute première vue rétrospective sur le début de sa carrière. L’accent est mis sur trois groupes d’oeuvres : des acryliques sur toiles dites « biomorphiques symptomatique du début de ses recherches (1982-1984) , une importante sélection de compositions abstraites (1984-1988) également à l’acrylique, ainsi qu’un large groupe de travaux sur papier traversant la décennie (1981-1991).
Aussi différents que semblent être ces groupes, ils ont en commun de remettre en jeu les multiples histoires de l’abstraction. Bien que ce vocabulaire artistique semblait être épuisé dans les années 1980, Schuyff, parmi d’autres artistes de cette période, le ressuscite en se réappropriant ses codes visuels. Il combine cette reconquête avec une technique picturale classique prémoderne et des effets d’illusion de lumière. Ces compositions captivent ainsi autant par leur impact visuel que pour la complexité des références qui les constituent.
L’oeuvre de Schuyff ne peut pas être clairement attribuée à un style ou à un mouvement, et pourtant son développement artistique est fortement lié à la scène newyorkaise des années 1980. Ces différents groupes d’oeuvres ont été créés au cours de cette décennie exceptionnelle, durant laquelle régnait à Manhattan un climat artistique passionnant et où, en seulement quelques années, se développa une scène artistique dynamique dans l’East Village – un quartier à vocation de contre-modèle aux idéaux reaganiens de la société urbaine américaine –. Si dans les années 1981-1982, quelques rares galeries et espaces d’art s’étaient établis dans l’East Village, cinq ans plus tard, leur nombre s’élevait à plus de cent.
Cette décennie a été marquée par un pluralisme stylistique. Un mouvement en chassait un autre (néo-surréalisme, néo-géo, néo-expressionnisme, Appropriation, etc.), ils se chevauchaient ou se contredisaient et ont été loués ou critiqués selon les convictions. Du point de vue des jeunes créateurs et surtout des peintres, les mouvements artistiques de l’époque ressemblaient à un champ de mines idéologiques. Pendant que les milieux artistiques conservateurs et le marché acclamaient le retour d’une peinture moderniste (via, par exemple, le néo-expressionnisme ou la Transavanguardia) d’autres, sous l’influence des théories postmodernes, du féminisme et des écrits poststructuralistes français, reprochaient au mouvement un effet critique trop faible et une proximité générale au mercantilisme. Le travail de Schuyff, quant à lui, exprime une distanciation particulière par rapport à la gravité de ces discours et aux querelles idéologiques. Il est d’une certaine manière expressément lié à l’histoire de la peinture en tant que medium spécifique.
Aujourd’hui, trente ans plus tard, bien que l’ardeur de ces discours se soit estompée, le regard rétrospectif sur cette période apportent de nouvelles considérations pour réévaluer cette histoire. Entre les éternelles remises en question du médium de la peinture et les multiples entreprises visant à circonscrire et topographier ce champs (voir les dernières expositions «Painting 2.0: Expression in the Information Age, Museum Brandhorst, Munich, 14 novembre 2015 - 30 avril 2016 ou « Fast Forward, Painting from the 80’s, Whitney Museum, New York, 27 janvier – 14 mai 2017), les résolutions picturales de Schuyff sont d’autant plus actuelles qu’elles se tiennent en porte à faux et permettent à la fois une synthèse et une anti-thèse de ces débats passés et présents.

MICHAEL WILLIAMS & TOBIAS PILS
En regard du travail récent de Michael Williams (né en 1978 à Doylestown, Pennsylvanie, vit et travaille à Brooklyn, New York), plusieurs observateurs ont souligné l’éclectisme propre à son iconographie ainsi que la parenté de ses images avec le graffiti et la culture populaire. Au fil des dix dernières années, l’artiste a développé une approche singulière de la peinture, intuitive, mais rigoureuse, libre et irrévérencieuse. Chacun de ses tableaux, d’une grande complexité visuelle, est conçu comme une tapisserie et réalisé au moyen de divers procédés d’application de l’image et de la couleur. Métissant l’analogique et le technologique, l’artiste priorise les outils numériques pour composer ses images.
Les dessins et tableaux retenus pour l’exposition témoignent de manière variée de cet excès de la peinture, qui tient à la fois de l’exagération formelle et de la décontextualisation du langage.

NICOLAS CECCALDI
Pour sa monographie au Consortium, Nicolas Ceccaldi produira un nouvel ensemble d’oeuvres qu’il concevra lors d’un prochain séjour en France spécialement programmé à cette fin.
Le projet proposé prend la forme d’une série de peintures qui seront réalisées à partir de drapeaux pirates manufacturés ou imprimés sur des tissus synthétiques. Ces derniers seront ensuite tendus sur des châssis de différentes tailles pour être ensuite encadrés. Les cadres pourront être soit de type ancien — en bois doré — « ou plus standard avec des lignes plus sobres.
Nicolas Ceccaldi choisit d’explorer un thème iconographique riche et varié. Les drapeaux pirates, plus justement nommés Pavillons noirs ou Jolly Rogers ont été documentés par les historiens et il en existe une multitude de versions. Une des variantes les plus connues — Memento Mori — se compose d’une tête de mort et de tibias croisés. Le drapeau qui associe une tête de mort et deux coutelas est une autre une version courante. Or, il existe d’autres pavillons combinant des symboles comme le sablier, un diablotin, un coeur, etc. En puisant ainsi dans les archives historiques, Nicolas Ceccaldi peut ainsi à chaque nouvelle combinaison constituer une peinture unique.
De manière générale, les peintures proposées seront similaires d’un point de vue technique — tissu imprimé, tendu puis encadré — et thématique — drapeaux pirates. Les variables seront les dimensions, les cadres, « les symboles convoqués et la couleur — majoritairement noir et quelques pavillons rouges.
Un ensemble de sculptures, produites elles9aussi pour l’exposition au Consortium, pourront s’ajouter.
Il s’agirait d’une autre variante du thème de la piraterie, cette fois sous forme de sculptures réalisées à partir d’objets assemblés : des crânes d’animaux réels sur des planches de surf. En utilisant des planches de surf noires combinées avec de vrais ossements, les pavillons noirs serait alors évoqués de manière littérale. Ces sculptures pourraient aussi être parées d‘ornements divers à tendance gothique ou champêtre.

MARINA FAUST
La Project Room du Consortium accueille l’exposition des récents collages de cette artiste autrichienne (Vienne), réalisés à partir d’un livre pour enfants.
« La morphologie du travail de Marina Faust renvoie à celle du conte, à son archaïsme. Ici aussi le monde se dissout dans la traversée d’espaces incompréhensibles et de forêts obscures, s’achemine vers des forces invisibles, résonne de petites ritournelles contemporaines, fait peser des menaces infantiles, cherche sans cesse un autre si proche et n’en finit pas de vouloir percer le secret d’un rapport, d’un désir, celui du sexe et de l’amour.
Débute à 14H00
37 rue de Longvic, 21 dijon




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Cinq nouvelle expositions 2017-2018 à Dijon  - 37 rue de Longvic, 21 dijon